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Le Covid-19

Mes actualités

 

Comment se propage le Covid -19

La transmission ne se fait que par voie respiratoire ou par les muqueuses

  D’où l’importance de se laver les mains

Il suffit de retenir ceci pour mieux comprendre et de suivre les recommandations pour le lavage des mains

  • Vous touchez votre visage au moins 3000 fois par jour. Les yeux, le nez, la bouche sont donc contaminés par les microgouttelettes que vous avez pu attraper en touchant des objets contaminés.

Se toucher le visage : un geste à risque , pourquoi c'est important

Les yeux, le nez, la bouche… Voici les 3 principales portes d’entrée des virus mais aussi les principales parties de la zone T, telle que l'on appelle cette partie du visage que nous avons le plus souvent l’habitude de toucher.

     En se lavant les mains régulièrement et correctement, nous réduisons le risque de contamination lié à cette habitude de se toucher le visage que nous avons tous dans des proportions différentes. Mais les mains ne sont propres que le temps de toucher une surface, ce qui signifie que se laver les mains ne suffit pas et qu'il faut aussi apprendre à moins toucher ces muqueuses par lesquels les virus entrent dans le corps.

Voici 4 conseils pour diminuer ces gestes à risque :

  • Durant une heure, comptez le nombre de fois où vous vous touchez le visage ou faites-le avec l’un de vos proches (ça peut faire aussi passer le temps), pour vous rendre compte de votre habitude.
  • Ensuite, prenez conscience de ce qui déclenche ces mouvements compulsifs. Ils trahissent en en effet la plupart du temps nos émotions et notre personnalité (stress, pensées négatives…). Si plusieurs de vos mouvements vers le visage sont liés à des stress particuliers, tentez d’entreprendre des séances de détente, de méditation, de TCC ou de stimuler le nerf vague pour réduire ces stress.
  • Quand vous ne faites rien, en regardant un film ou autre, gardez vos mains occupées (élastique, balle anti-stress, tricot) pour éviter de les porter à votre visage.
  • Lorsque c’est une partie du visage qui vous gratte, utilisez toujours des mouchoirs jetables gardés sous le coude pour cette occasion.

ET  c’est par les postillons que se transmet principalement la maladie. Un contact direct avec une personne malade, lors d’une toux, d’un éternuement ou d’une discussion est nécessaire pour transmettre le Covid-19.

  •  Les microgouttelettes proviennent des foyers infectieux des voies respiratoires : elles sont diffusées lorsqu’on parle pendant plus de 15 minutes à moins d’un mètre d’une personne et elles se trouvent sur des objets contaminés souvent partagés avec les autres (poignées de portes, carte et billets bancaires, télécommandes, produits des magasins).

 Pour qu’il y ait transmission du virus, il faut une proximité immédiate pendant au moins plusieurs minutes.

            D’où l’importance de respecter les distances de sécurité

Au vu des circonstances de confinement et des incertitudes et avis parfois contradictoires : sur combien de temps le Covid-19 peut survivre à la surface de tous objets, sur le port du masque , ou des gants…Selon les autorités dont l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le masque est inutile si on n'a pas de symptômes. Mais tous les chercheurs ne sont pas de cet avis !...

Voici quelques mesures utiles à suivre :

  • Évitez les contacts directs avec vos partenaires de confinement, car les porteurs sains peuvent contaminer les autres sans qu’ils ne le sachent. Ces personnes ne présentent en général qu’un seul symptôme du virus (courbature, toux…). En cas de doute, surveillez votre température dans les deux heures à venir.
  • Lavez-vous les mains toutes les heures et pendant au moins 30 secondes, surtout après vous être mouché, avoir éternué ou toussé. Utilisez aussi des torchons individuels ou lavez-les régulièrement.
  • Face à la pénurie de masques, beaucoup de personnes les fabriquent elles-mêmes à la maison. Bien que les masques chirurgicaux soient trois fois plus efficaces, les masques home made diminuent tout de même les projections de microgouttelettes
  • Les gants sont inutiles (1). Ils agissent comme une seconde peau et disséminent le virus chez vous de la même façon qu’à mains nues. Si vous allez faire des courses, ne touchez pas votre visage avant d’être rentré chez vous et de vous laver les mains.
  • Le virus peut survivre pendant 24 heures sur du carton et jusqu’à deux ou trois jours sur du plastique. Jetez donc les emballages de vos courses, lavez et épluchez les fruits et légumes que vous venez d’acheter. Et n’oubliez pas de vous laver les mains après réception d’un courrier ou d’un colis
  1. MOUTERDE Perrine, “Faire ses courses par temps de coronavirus : ne pas toucher son visage, rester à distance des autres clients”, le 17 mars 2020, consulté le 18 mars 2020 et disponible sur ce lien : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/17/ne-pas-toucher-son-visage-rester-a-distance-des-autres-clients-comment-faire-ses-courses-par-temps-de-coronavirus_6033426_3244.html

 

Comment renforcer votre santé en période de crise 

 Immunité : 3 ingrédients de base présents à la maison

Le citron, le miel et le vinaigre

Mais afin que ces 3 ingrédients puissent exprimer leurs efficacités, leurs qualités et leurs utilisations sont essentielles. Vous le savez sans doute, la vitamine C joue un rôle-clé dans le renforcement de notre système immunitaire. Et comme notre corps ne peut pas la synthétiser ni la stocker, il est très important d’en consommer régulièrement, et notamment en buvant du jus de citron, froid pour éviter de détruite la vitamine C qu’il contient.

Le second produit, c’est le miel, un antiseptique naturel extrêmement puissant. Il est d’ailleurs utilisé dans certains hôpitaux français pour désinfecter les plaies et favoriser la cicatrisation. Si vous commencez à avoir la gorge sensible, votre premier réflexe devrait être de prendre une cuillère de miel. Pour autant, vérifier sa provenance.

Avec la pénurie de gels hydro-alcooliques, un autre produit pourra aussi vous être très utile : le vinaigre de cidre. C’est un désinfectant naturel de premier choix pour nettoyer votre maison et limiter la propagation des germes pathogènes (notamment s’il est associé au bicarbonate de soude).

Ou d'utiliser les ingrédients suivants, afin de préparer sa solution hydro-alcoolique:

 

30 ml de gel d’aloe vera (pour le côté humectant et la texture de la préparation). Le gel d’aloe vera est par ailleurs très doux pour la peau et hydratant ;

15 ml d’alcool (un alcool fort comme de la vodka fait l’affaire) ;

5 gouttes d’huile essentielle de citron (Citrus limonum) ;

5 gouttes d’huile essentielle de tea tree (Melaleuca alternifolia) ;

5 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (Lavandula latifolia).

Pour la préparation, c’est très simple, il vous suffit de mélanger dans un flacon préalablement stérilisé (Pour cela, il vous suffit de plonger votre flacon dans une casserole d’eau bouillante pendant 10 minutes) tous les ingrédients, en commençant par le gel d’aloe vera, l’alcool, puis les huiles essentielles

Veiller sur son système immunitaire en cette période est essentielle,  l'impact  est quasi instantané comme le sommeil. La prise de vitamine C et D(un bain de soleil) tout en respectant les consignes gouvernementales, à défaut d'ampoule.

Si vous avez la possibilité de marcher, courir pieds nus sur l'herbe, c'est top(voir mon article sur le blog pour ses bienfaits).

Bien sûr une alimentation qui vous va bien, en privilégiant les fruits, les légumes , les fibres.

J'utilise HE Ravintsara, en massage sur la poitrine(2 gouttes), mais on peut l'utiliser de différentes manières (1)

Rire, profiter des siens même à distance, créer du lien...

Et puis pourquoi pas se poser la question "comment je me sens" face à cette situation ? En quoi elle me dérange ? Quel cadeau m'offre t'elle ?

(1)

L’HE de ravintsara stimule l’immunité, est un puissant antiviral et anti-infectieux. On ne peut pas présumer que cette huile essentielle soit efficace contre le coronavirus. Mais je crois qu’elle vous aidera en prévention en augmentant votre résistance à l’infection. LHE de ravintsara ne présente aucune contre-indication d’utilisation. Mais par précaution, il vaut mieux éviter de l’utiliser en continu.Vous pouvez en prendre pendant 3 semaines  puis faire une pause d’une semaine, avant de reprendre si vous en ressentez le besoin

Enfin, envie de partager ce magnifique texte de Cristina Comencini, 

 

"Chers cousins français,

Si on arrive à survivre, le problème, en Italie, sera de comprendre si les couples, avec ou sans enfants, les femmes et les hommes seuls, résisteront à l’enfermement dans leur maison, s’ils réussiront à rester ensemble, à jouir encore de la compagnie réciproque ou de la solitude choisie, après une connivence forcée et ininterrompue d’un mois entier. Le décret du gouvernement dit que nous pouvons sortir pour faire une promenade, mais seulement avec ceux qui vivent déjà avec nous, pas d’amis ou d’amies, pas même de visites à des parents qui vivent dans d’autres maisons. Seule la famille proche, ou personne si nous sommes seuls. Pas de cinémas, pas de théâtres, pas de concerts, musées, restaurants, bureaux, écoles, universités. Seul un membre de la famille peut aller faire les courses. Devant les supermarchés, il y a des queues silencieuses de gens portant le masque, chaque personne doit être à 1 mètre de distance d’une autre, qui attend la sortie de quelqu’un pour pouvoir entrer à son tour. Même chose devant les pharmacies. Dans la rue, on fait un écart quand on croise un autre passant.

Beaucoup d’entre nous ont pensé au Décaméron de Boccace. Vers l’an 1350, fuyant la peste, un groupe de jeunes, sept femmes et trois hommes, se réfugient hors les murs de Florence, et, pour passer le temps, se racontent des nouvelles, substituent un monde imaginé au monde réel, en train de s’écrouler. D’autres relisent la Peste d’Albert Camus ou les pages des Fiancés d’Alessandro Manzoni qui décrivent une autre épidémie de peste, celle de 1630, au cours de laquelle tous les nobles qui pouvaient le faire fuyaient Milan, comme cela s’est passé ces jours-ci, dès que la ville a été classée «zone rouge». Comme si on pouvait fuir sans apporter les dégâts dans les lieux où l’on se réfugie, ou en considérant que le sort des autres nous est indifférent.

Les journalistes écrivent qu’il ne faut pas nous plaindre et nous rappellent ce qu’ont subi nos parents durant la guerre. D’autres accusent les jeunes de ne pas respecter les règles parce qu’ils sortent le samedi soir, n’ont pas peur, sont jeunes et pensent que les vieux sont les seuls qui tomberont malades. Un acteur italien d’un certain âge leur a demandé s’il était juste de faire mourir tous les grands-pères en même temps. On voudrait qu’un poète vînt à la maison pour nous raconter des histoires, et amuser nos enfants. Jamais Internet n’a été aussi important. Les tchats en ligne entre amies, sœurs, membres de la famille, sont très fréquentés. Dans les jours qui ont précédé la fermeture de tout, on s’échangeait des milliers de gifs et d’images amusantes sur le virus, des vidéos désopilantes tirées de vieux films. A présent l’atmosphère est plus lourde, nous restons dans le silence – avec l’ordre intimé par le gouvernement : ne bougez pas ! Ça a l’air facile. Dans l’un des posts drôles qui circulent, on lit : «Ça n’arrive pas tous les jours de sauver l’Italie en restant en pyjama.» On rit – mais jaune.

Est arrivé le moment de la vérité, pour les couples qui ne se supportent pas, pour ceux qui disent s’aimer, ceux qui vivent ensemble depuis une vie entière, ceux qui s’aiment depuis peu de temps, ceux qui ont choisi de vivre seuls par goût de la liberté ou parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix, pour les enfants qui n’ont plus école, pour les jeunes qui se désirent mais ne peuvent pas se rencontrer… Nous sommes tous appelés à nous inventer une nouvelle vie, à nous sentir proches même si nous sommes éloignés, à régler nos comptes avec un sentiment que nous évitons à tout prix : l’ennui. Et la lenteur aussi, le silence, les heures vides – ou pleines des cris des enfants enfermés à la maison. Nous avons en face de nous la vie que nous nous sommes choisie, ou que le sort nous a donnée, notre «foyer» – non celui de la maladie mais celui que nous avons construit au cours des années. Je nommerais cela une épreuve de vérité. Ces jours-ci, ce qui gagne, c’est aussi la vie virtuelle, étant donné que nous ne pouvons pas nous toucher. Les films à la télé, les séries, Netflix, Amazon, Google… Nous passons encore plus d’heures devant nos ordinateurs, ou la tête penchée sur nos portables.

Mais de temps en temps, on sature, on n’en peut plus de ça, on lève la tête et on découvre plein de choses. Le fils qu’on pensait être encore un enfant est devenu un jeune homme, et on ne s’en était pas aperçu ; il nous dit, en souriant : «Maintenant, t’es bien obligée de rester avec nous, hein ?» On fait frénétiquement le ménage dans les maisons, on nettoie le frigo, on met en ordre les livres – puis on fait une pause, et on remarque que dans la cour le cerisier est en fleurs, on reste une demi-heure à le regarder et on a l’impression qu’on ne l’avait jamais vu. On envoie de façon compulsive des messages pour ne pas se sentir seul, et un coup de fil peut durer une demi-heure, comme lorsqu’on était jeunes et que les temps n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, qu’on faisait l’amour au téléphone. Il arrive aussi qu’une amie te dise : «Peut-être demain on peut faire une promenade ensemble, en se tenant à distance, qu’est-ce que tu en penses ?» Et l’idée te fait venir un frisson de plaisir interdit. Nous sommes en train de vivre de façon différente des moments de notre vie de toujours, et elle nous paraît nouvelle parce qu’elle est la même mais renversée : les objets, les personnes sont devenus visibles, et l’habitude s’est dissipée, l’«habitude abêtissante, comme l’appelle Proust, qui cache à peu près tout l’univers» (1).

Chers cousins, je souhaite de tout cœur que tout ça ne vous arrive pas, ou, si ça devait arriver, que ce soit une expérience à ne pas oublier. Demain, lorsque la porte de la maison se rouvrira, que nous courrons à la rencontre du temps rapide, des fragments de choses et de personnes seulement effleurées, et que les rêves, l’art, seront la seule et unique partie renversée de notre vie, souvenons-nous qu’une autre couche peut recouvrir les jours et les révéler dans le bien comme dans le mal – une fois surmontés le vide, l’ennui et la peur."

(1) En français dans le texte.

Cristina Comencini

 

Prenez soin de vous, vous le valez bien

Marguerite

le 28/03/2020 Un point de vue intéressant, bonne lecture

Une lettre rédigée pour ses patients par le Dr  Philippe Meurin, médecin-homéopathe, acupuncteur et phytothérapeute dans le Pas-de-Calais. Un point de vue qui suggère des moyens simples et naturels d’optimiser son immunité pour mieux se confronter aux agents infectieux.  Elle propose aussi de réfléchir aux vraies causes de la maladie et des symptômes qui l’accompagnent.

 

Dr Philippe MEURIN                                              Béthune, jeudi 26 mars 2020
125, Place FOCH
62400 BETHUNE
 
 
 
 
Bonjour,
 
 
L’épidémie de COVID-19 ainsi nommée, génère de nombreuses interrogations tant professionnelles que personnelles.
 
Une terreur largement répandue dans la population vient noircir le tableau.
 
Le mot « guerre » répété 6 fois par le Président de la République lors de son allocution télévisée du mardi 17 mars et repris par de nombreuses personnalités invitées sur les plateaux de télévision et la presse papiers, incite à penser que c’est contre ce fameux coronavirus qu’elle est déclarée.
 
En conséquence, il parait logique de penser sinon le détruire par l’usage de moult substances désinfectantes, au moins lui faire barrage (le confinement est jugé indispensable à ce titre), pour enfin proposer une vaccination sensée assurer une protection spécifique et suffisante.
 
Le but de cette lettre est de partager quelques réflexions d’ordre médical qui, je l’espère, pourront contribuer à nourrir les vôtres.
 
Le tableau clinique des personnes concernées interpelle le médecin que je suis.
Il s’agit des symptômes à priori banaux (fièvre, toux, courbatures) mais certains signes semblent plus spécifiques :
 

  • Un large spectre dans le déroulement potentiel de l’infection (des individus asymptomatiques dits porteurs sains aux patients succombant à des infections pulmonaires suraiguës),
  • L’aggravation explosive et brutale difficilement prévisible de l’état de santé du sujet,
  • L’âge avancé des victimes (âge moyen des décès : 80,5 ans [1]), généralement polypathologiques,
  • La quasi-absence de cas graves chez les enfants et jeunes adultes,
  • Un curieux ensemble de symptômes nouvellement repérés par les infectiologues [2] : troubles digestifs (notamment diarrhée), confusion et surtout une perte brutale de l’odorat et du goût qui semblent hautement prédictifs de l’aggravation.

 
Fort de ces faits avérés, je vous invite à une analyse un peu détaillée de ce qui est observé.
 
Au préalable, j’aimerais insister sur des points qui sont importants pour saisir ma démarche.
 
En médecine, comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs, il y a parfois confusion entre facteur déclenchant, facteurs modulateurs et cause lorsqu’on observe un état pathologique chez un patient.
Pour mieux me faire comprendre, je vous propose une petite expérience qui est extrêmement simple à mettre en place :
 
Prenez un petit objet entre les doigts (par exemple une gomme), levez la main à 20-30 cm de hauteur, puis lâchez l’objet.
 
Que se passe-t-il ? Il tombe bien sûr !
 
Quelle est la cause de sa chute ?
L’attraction terrestre comme tout le monde sait.
 
Le facteur déclenchant en est l’ouverture des doigts, mais l’on peut également le lancer dans n’importe quelle direction en ouvrant les doigts, ce qui modulera sa chute.
 
On remarque facilement que le facteur déclenchant n’est pour rien dans le symptôme (chute), il la déclenche, voilà tout.
Seule la cause (ici le champ gravitationnel) en est responsable. Si la gomme était attirée au plafond, à l’ouverture des doigts (facteur déclenchant), elle se dirigerait vers celui-ci.
 
Or, la cause est invisible et on ne la constate que lorsque l’objet est en mouvement (ici une chute dans cet exemple simple).
 
Quels sont les causes, facteurs déclenchants et facteurs modulants dans l’infection qui nous occupe?
 
Le coronavirus est le facteur déclenchant.
Au risque d’en choquer plus d’un, on peut affirmer qu’à lui seul, il ne provoque aucun symptôme comme le démontre les fameux porteurs sains [3] qui ne présentent aucun signe malgré des prélèvements révélés positifs ainsi que la très grande variété clinique rencontrée (du simple éternuement au décès), comme dans toute pathologie d’ailleurs.
 
Nous sommes convaincus depuis la nuit des temps que c’est l’environnement (ici un virus) qui nous agresse [4].
Cette posture génère un stress potentiellement insoutenable et contre-productif car nous éloignant d’une recherche d’harmonie avec ce qui nous entoure et surtout semblant nous dédouaner d’un travail sur soi, pourtant incontournable pour toute évolution consciente.
 
Les facteurs modulateurs sont nombreux, peuvent être individuels (génétiques, nutritionnels, psychologiques, l’âge, le sexe, les conditions de vie…), ou concerner tout le monde (le climat par exemple).
Le caractère saisonnier des infections virales n’aura échappé à personne.
 
J’en pointerai deux autres :

  • Le stress
  • L’état nutritionnel des sujets symptomatiques

 
Le stress est largement connu comme facteur de comorbidité dans toutes les situations pathologiques où il a été étudié.
Chacun a pu en faire l’expérience pour peu que l’on soit un tantinet attentif.
Une rapide recherche sur Pubmed [5] par exemple peut vite convaincre le plus sceptique.
Se protéger des annonces apocalyptiques assénées à longueur de journée vers une population figée par la peur est donc une attitude pour le moins responsable.
Chercher à le calmer permet d’aller plus loin encore.
 
L’état nutritionnel a été également étudié par plusieurs équipes en France comme à l’international et continue d’intéresser de nombreux chercheurs [6].
 
Les personnes âgées sont connues pour être fréquemment carencées [7] en de nombreux oligoéléments et vitamines dont les vitamines D, E, A, C, B6, B9, B12, mais peu les enfants et jeunes adultes (hormis la vitamine D).
 
Or ce sont des vitamines indispensables à une bonne marche de l’immunité [8].
Outre leurs rôles fondamentaux [9], ce sont de puissants antioxydants, c’est à dire permettant de contrôler tout processus inflammatoire (oxydatif).
 
L’inflammation [10] explosive et potentiellement dramatique que l’on rencontre, suggère un statut antioxydant faible chez les patients concernés.
 
J’aimerais également attirer l’attention sur ces curieux symptômes : troubles digestifs (diarrhée), confusion, agueusie [11], anosmie [12] que les confrères prennent très au sérieux à juste titre.
 
Le zinc est un oligoélément à considérer dans cette situation avec le plus grand intérêt [13].
Dès le début de la réponse immunitaire [14], il est fortement recruté et s’il existe une carence, même légère, elle se manifestera rapidement avec pour conséquence une réponse immunitaire insatisfaisante.
 
Or, lors de carence en zinc on observe [15] : diarrhée de gravité variable, une perte de l’odorat et du goût, une immunodépression associée à une susceptibilité accrue aux infections.
 
Il apparait donc à la lueur de ces éléments, que s’assurer d’un état nutritionnel suffisant, au moins avec les vitamines citées et le zinc, s’avèrerait hautement souhaitable sinon capital pour faciliter la réponse immunitaire.
 
Venons-en à la cause.
Celle-ci nécessiterait un développement plus important que cette seule lettre d’information.
 
Disons pour simplifier que les êtres vivants que nous sommes sont des héritiers de trois milliards huit cents millions d’années d’évolution sur cette planète terre et que les pionniers à qui nous devons tant ont été des particules proches des virus et des bactéries [16].
 
Notre corps est non seulement couvert par toute cette ménagerie (y compris champignons et parasites en tout genre [17]), mais les cellules qui composent nos tissus sont elles-mêmes issues d’un processus appelé symbiose [18] qui a consisté en la fusion de bactéries entre elles pour donner des éléments plus complexes possédant un noyau : les cellules eucaryotes [19].
 
Il est donc indispensable pour notre système immunitaire de s’adapter à un environnement qui est lui-même bourré de bactéries, virus, champignons, parasites etc.
Il est bien établi qu’un milieu riche en microorganismes est effectivement favorable au développement immunitaire [20], ce qui a donné lieu à la théorie hygiéniste [21].
 
Vouloir éviter cette stratégie datant des origines consisterait à priver l’organisme d’une adaptation harmonieuse à son milieu.
Je vous en laisse juger des conséquences.
 
Sans vouloir alourdir ce texte déjà long, je voudrais ajouter que pour internaliser une nouvelle information tout système se doit de s’ouvrir en libérant les liens qui servent à maintenir l’intégrité de sa structure.
 
Pour plus de clarté, je vais prendre une métaphore sous forme à nouveau d’une petite expérience.
Dans ma salle d’attente, un jeu de construction simple avec des briques en plastique, permet aux enfants de patienter en laissant libre cours à leur imagination.
Supposons qu’un jeune patient fabrique une maison, laissant l’édifice sur la petite table pour entrer dans le cabinet médical.
Le suivant souhaite plutôt un bateau.
A l’évidence, il devra d’abord déconstruire la maison, retrouver un état chaotique suffisant des briques, puis les assembler de manière cohérente pour élaborer son bateau.
 
L’information « maison » est un état stable de la construction. Pour passer à une information différente (« bateau »), il faut passer par un état chaotique ouvert à une nouvelle information.
Ce processus est universel et il est aisé de trouver de très nombreux exemples.
 
En biologie, cet état chaotique s’appelle une inflammation [22]. Elle est donc incontournable dans tout processus immunitaire, c’est à dire évolutif [23].
Le corps passe donc d’un état stable à un autre état stable en passant par un chaos transitoire, normalement bénin. La fièvre [24] en est un exemple.
Ce phénomène est réflexe [25], inscrit au plus profond de nos cellules, mais diminue avec l’âge [26] et l’usage de thérapeutiques gênant son expression.
La cause est donc incontournable, voire souhaitable, mais doit être impérativement contenue sous peine de catastrophe.
 
Ce n’est que lorsque des facteurs modulateurs défavorables sont présents que les risques de gravité apparaissent.
 
 
Pour terminer, bénéficions de notre système de soins en nous procurant, au moins pour cette période d’épidémie, le zinc, le sélénium et les vitamines qui sont très facilement trouvables en pharmacie.

Portez-vous bien
 

Dr Phiippe MEURIN

 

 

 

 

 

[1] http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html
[2] Annexe 1
[3] https://www.eovi-mcd.fr/eovi-mcd-mag/mieux-vivre2/tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-covid-19
[4] Dans l’Antiquité, les anciens grecs et romains croyaient que les dieux étaient responsables de tous leurs maux, pensant les avoir offensés.
[5] Annexe 2
[6] Annexe 3
[7] https://www.qare.fr/blog/conseils-alimentation-personnes-agees/
[8] Annexe 4
[9] Le nouveau guide des vitamines, Thierry Souccar & Jean-Paul Curtay, éditions du Seuil, 1996
[10] Connue d’Hippocrate, elle fut décrite par Celsius au I° siècle après JC qui en fixa le diagnostic clinique : c’est chaud, c’est rouge, ça gonfle et ça fait mal
[11] Perte du goût
[12] Perte de l’odorat
[13] le sélénium éventuellement, notamment du fait de lésions cardiaques observées
[14] Annexe 5
[15] Les oligoéléments en médecine et biologie, Coordinateur Philippe Chapuis, Tec & Doc, 1991
[16] La naissance de la vie, Marie-Christine Maurel, Dunod, 2003
[17] Voir l’excellent documentaire de Jean-Pierre Gaudry : « Planète corps », https://www.youtube.com/watch?v=7qDFMrF-2ss et https://www.youtube.com/watch?v=oLc3YJjO-fg
[18] Il existe de plus en plus de documents sur le sujet étant donnée son importance au plus haut degré. La symbiose de Marc-André Selosse ou L’univers bactériel de Lynn Margulis sont des ouvrages forts intéressants.
[19] Du grec « eu » qui veut dire bon et « karyon », noyau ; contrairement aux bactéries procaryotes (« pro » : avant)
[20] Immunologie, Roitt, Brostoff, Male, Tec & Doc, 1997
[21] https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/En-direct-des-congres-medicaux/290-L-exces-d-hygiene-favorise-les-allergies
[22] http://www.medecine.ups-tlse.fr/DCEM2/module8/item112/indexI1.htm
[23] L’inflammation est cependant souvent combattue car douloureuse et potentiellement destructrice.
[24] https://www.passeportsante.net/fr/Communaute/Blogue/Fiche.aspx?doc=la-fievre-une-amie-qui-vous-veut-du-bien
[25] Élément essentiel de l’immunité innée
[26] En vieillissant, nous nous déconnectons malheureusement de plus en plus de notre environnement

 


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